Pisac – Pérou – Une journée au marché du coeur

Au coeur de la Vallée Sacrée des Incas, se niche Pisac, un magnifique village coloré par ses ruelles en pierres, les couleurs de ses étales d’artisanat, et les sourires des échanges entre créateurs et voyageurs.

Pisac : infos pratiques et gourmandes

Où ? Un des premiers villages de la vallée. A 30 minutes en taxi partagé (5 soles) et 45 minutes en bus de Cusco (3 soles)

Quand ? Le marché est présent tous les jours dans le village.

Retirer de l’argent : sur Pisac, il n’est pas aisé de retirer du liquide. Mais deux machines fonctionnent sur la place principale dans le café bleu à l’angle et dans la grande bijouterie. Il est toutefois recommandé d’arriver avec de l’argent sur vous.

Manger une pizza, calle Espinar : une fois n’est pas coutume je recommande un restaurant, Sapos, oui mais cette pizzeria sert la meilleure que j’ai mangé sur le continent Sud Américain ! Sa devanture bleue et les peintures murales donne une chouette atmosphère à ce lieu détente, local, prix raisonnables et savoureux à souhait. 4 repas en 1 semaine ! Quand on aime on ne compte pas !


A Pisac, prenez le temps d’avoir le temps …

Il y a deux manières de silloner les traditionnelles rues de Pisac : en étant pressé de comparer les prix ou en prenant le temps de partager celui des artisans locaux.

Ici c’est comme en Inde, il suffit de ne rien faire pour que tout devienne possible si l’on s’ouvre à l’autre, aux autres… Une ballade au marché se transforme en cours de vie, en leçon d’humanité… Si vous passez par là, arrêtez vous et passez à ces quelques personnalités de Pisac le bonjour de la petite française à la cheville tordue qui a partagé leur sol ou leur tabouret le temps d’une journée.

Le miracle de chimie pigmentaire avec Goya la Mamita

Ses couleurs changent de couleurs au contact de l’eau, elle vous montre ses arcs-en-ciel avec plaisir. En suivant les couleurs diluées vous traversez vers les aquarelles exposées à côtés.

Voir le talent dessiner les traits du quotidien avec Renauto

Goya la vendeuse qui m’a pris sous son aile me présente à Renato l’artiste qui peint si bien la vie tranquille d’ici… Il ne peut ni parler ni entendre mais il a son petit carnet et son stylo pour gribouiller les échanges bienveillants. Il m’a fait promettre de parler de lui, vous devriez voir ses aquarelles… Il tiendra à tracer dans mon carnet pendant que je fait des avions en papier.

Raviver son âme d’enfant en jouant

Juste avant d’arriver sur la place principale par la rue qui remonte du pont (arrêt de bus), vous trouverez une papeterie avec des feutres, des pinceaux, du papiers, bref… pour une poignée de soles, vous pourrez créer pour vous et eux de merveilleux souvenirs au milieu du sourire des enfants des artisans.

Les rires s’envolent, les avions aussi. On se barbouille à la craie et aux feutres, un coup pour la peau, un coup pour la feuille… Assise au sol avec une poignée puis bien vite une vingtaine de gamins qui squattent mon coeur et mes épaules…

Manger du choclo sur le marché de Pisac

portraits de voyagesLa vendeuse de choclo au fromage (maïs bouillie avec à croquer avec une sauce aux mani, cacahuètes)  m’offre le déjeuner pour me remercier d’avoir occupé sa petite pendant la matinée, à grand coup d’eau échangée via pistolets et sceaux annonçant, en riant, le carnaval de dimanche… (début février)

Réveiller son instinct de créateur

La mamita qui vend des sets de table est étonné de ma demande. Je me rapproche, oreiller récupéré sur le vol de Delhi à la main, testant les différents format et choisissant l’accord des couleurs. Elle transformera ses sets en taie pour mon oreiller et sourit à l’idée de changer son design car c’est sur que les américains vont adorer la taie ! Du coup, elle m’offre le crochet pour que moi aussi je puisse apprendre à tisser le lama delainé ! 

Le cours de tissage traditionnel avec Dolores. 

Pendant ce temps…. Dolorès tissé, Dolorès vend, Dolorès sourit de temps en temps à qui prend le temps d’arrêter son instant pour partager le sien, le temps d’une leçon improvisée et d’un échange savouré.

 

Je dois retourner à l’hacienda avant la nuit, il faut m’extirper à l’intensité du moment… En riant tous me font promettre de revenir et ça tombe bien car je compte définitivement traîner mes savates dans le coin de bonheur de ce marché péruvien dès l’hiver prochain ! Et si vous avez trainé les vôtres, de souliers, jusqu’ici, vous devriez jeter un oeil à l’hacienda Paucartika à côté du village de Lamay à 20 minutes en collectivo de Pisac.

Les heures se déroulent, rien ne s’est passé, vraiment je n’ai rien fait ni visite ni ballade, et pourtant j’ai voyagé autour de tant de frémissements d’humanité, de développements de connections, tant de rires échangés…

 

Artisans de Pisac, je vous aime

 

pisac chicha
pisac chicha
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